De l’exception culturelle

Article fourni par le Think Tank Diogène

Auteur : NASOLO-VALIAVO ANDRIAMIHAJA
Chroniqueur-éditorialiste à L’Express de Madagascar

 

Madagascar est une île. Lapalissade ou credo ? Selon le Petit Robert, « la culture est l’ensemble des aspects intellectuels propres à une nation ». Ce concept, « moderne » si on songe que le dictionnaire Littré (achevé en 1865) privilégie le contenu agricultural du mot culture, s’appuie sur les critères objectifs de l’histoire, de la langue et des coutumes.

De l’histoire malgache, Marcel Olivier, Gouverneur Général de Madagascar de 1924 à 1930, et qu’on ne peut soupçonner de complaisance disait : « On voit, tout de suite, ce qui différencie Madagascar de nos possessions d’Afrique. En AOF (Ndlr : Afrique Occidentale Française) comme en AEF (Ndlr : Afrique Équatoriale Française), sauf de très rares exceptions, nous n’avons rencontré devant nous que des poussières de peuples installés – il serait plus exact de dire : campés – sur un sol à peu près vierge où nous n’avons eu qu’à planter et à laisser germer, moyennant d’élémentaires précautions, les fruits de notre culture. La terre malgache avait connu, avant nous, d’autres conquérants. Il y avait, avant notre arrivée dans le pays, un gouvernement malgache, un patriotisme malgache, et même une civilisation malgache » [1].

Dès le XIXème siècle , les intellectuels malgaches avaient conscience d’une particularité nationale. En 1889, le Dr. Rajaonah, qui avait fait ses études à l’Université d’Édimbourg (Grande-Bretagne), écrivit une série d’articles qui allaient marquer durablement le nationalisme malgache[2]. Le 22 août 1958, le général de Gaulle, en visite à Antananarivo, désigna le « Palais de la reine » et promit que, « demain, vous serez de nouveau un État comme lorsque ce palais de vos rois, là-haut, était encore habité par eux ». Ce nationalisme malgache ancre sa légitimité dans le traité du 23 octobre 1817 par lequel Sir Robert Farquhar, Gouverneur britannique de l’île Maurice, reconnut le Royaume de Madagascar. En 1883, l’État malgache pouvait revendiquer la reconnaissance internationale de la Grande-Bretagne, des Etats-Unis d’Amérique, de l’Allemagne, de l’Italie, de la Norvège et du Sultanat d’Oman et de Zanzibar[3]. Le Gouvernement français, longtemps réticent vis-à-vis du « Royaume de Madagascar », en admit finalement la réalité par l’article 12 du traité franco-malgache du 17 décembre 1885 : « Sa Majesté la Reine de Madagascar continuera, comme par le passé (NDLR : c’est nous qui soulignons), de présider à l’administration intérieure de toute l’île ». L’avant-dernier acte juridique de cette revendication d’une légitimité antérieure fut la proposition de loi que les députés Raseta et Ravoahangy déposèrent à l’Assemblée Nationale française, le 21 mars 1946, tendant à abroger la loi d’annexion de 1896 et à rendre à Madagascar son indépendance.

Quant à la langue malgache, dans ses diversités dialectales, elle appartient à la famille austronésienne[4], originalité qui a toujours intrigué les voyageurs à « seulement » 400 kms de l’Afrique, depuis l’époque lointaine des géographes arabes ou des explorateurs portugais[5] sinon du dictionnaire de Houtman[6]. Des études linguistiques ultérieures permettraient même d’entrevoir une meilleure compréhension de l’évolution des langues « indonésiennes » à l’étude spécifique de la branche malgache[7].

Les coutumes malgaches, enfin, ont toujours frappé les voyageurs par leur évidente parenté avec la lointaine Indonésie. En ce sens allait le témoignage de Hubert Deschamps, représentant de Madagascar à l’exposition de Batavia et qui qualifiait le peuplement de Madagascar de « plus belle énigme du monde » [8].  Les études d’anthropologie culturelle dégagent néanmoins un autre trait caractéristique, le syncrétisme réalisé à Madagascar entre l’Indonésie, l’Inde, le monde arabo-persan et l’Afrique swahilie, aboutissant à une « culture de frange »[9] particulière et révélant la dimension fondamentalement « indianocéanienne » de la Grande Île[10].

LE SYLLOGISME DE L’ORIGINALITÉ

Les insulaires sont particuliers, les Malgaches sont des îliens : les Malgaches sont particuliers. La culture distingue une nation, la culture malgache est particulière : la nation malgache est originale.

La prochaine étape, plus volontariste, de ce syllogisme[11] et qui épuise la logique de l’évidence des faits peut être un syllogisme déjà plus comminatoire : la culture malgache est originale, la culture structure l’identité nationale : la nation malgache doit sublimer sa culture. Les conclusions universitaires peuvent nourrir un comportement : « Je suis différent, donc je suis. Et c’est la culture qui me fournit le prétexte de cette différence. Si l’État existe par une population, un territoire et un gouvernement, la société « EST » par le temps de ses individus (histoire), leur espace (géographie) et une conscience qui articule la geste[12] individuelle en une communauté de comportements et de réflexes (la culture) »[13].

L’ATTITUDE DE L’EXCEPTION CULTURELLE

Le concept de « l’exception culturelle », défendu par la France dans les négociations du GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et les échanges), a été accepté en décembre 1993 : les productions audiovisuelles ne sont pas assimilables aux autres (simples) marchandises et échappent aux règles de la libéralisation du commerce international.

Ce concept peut être étendu à l’ensemble de la production intellectuelle puisque les anciennes inquiétudes par rapport à l’homogénéisation des cultures remontent déjà à la fin du XIXème siècle, à une époque où les supports de la « culture de masse » étaient essentiellement encore le livre et les journaux. Si l’Europe subit l’invasion des productions de Hollywood, un pays comme Madagascar vit dans l’acculturation par rapport à l’ancienne puissance coloniale française et ne s’en évade que pour tomber dans la grande « toile » de l’ « entertainement » venu des Etats-Unis.

La convergence des marchés condamne les peuples consommateurs à une convergence des modes sinon des besoins. Cette standardisation devient uniformisation de fait qui gomme progressivement les dernières différences matérielles, sinon les ultimes réticences morales, son caractère sournois prenant toute l’apparence d’une adhésion spontanée.

Les cultures consommatrices se convertissent aux critères et standards des cultures « emétrices ». Le phénomène ne concerne pas uniquement la consommation alimentaire, mais devient proprement « totalitaire » : acculturation par conversion à la langue des médias internationaux, acculturation avec l’adoption involontaire de réflexes banalisés par le cinéma étranger, acculturation par une sorte de déni de soi avec la résignation à la « fin de l’histoire »[14].

Mais, cette évolution vers une inéluctable mondialisation, vecteur qui se nourrit de sa propre dynamique, la doit-on aux « découvertes » de Christophe Colomb ou aux traités de partage du XIXème siècle (Vienne, 1815 ; Berlin, 1885)[15] sinon à la chute du Mur de Berlin et la survivance d’une seule superpuissance (1989) ? Cent quatre-vingts ans avant Francis Fukuyama, cette idée de « fin de l’histoire » était déjà moquée par Fichte, dans ses « Discours à la nation allemande » : « l’espèce humaine a sans doute déjà atteint ce zénith de son développement, l’âge d’or de sa civilisation ; les philosophes n’auront pas de plus grand souci que de s’attacher avant tout à mettre en évidence ces points culminants et de juger d’après eux les efforts de l’humanité pour les renouveler dans leur siècle. D’après les partisans de ces théories, l’histoire est achevée depuis longtemps et a été achevée plus d’une fois ».[16]

L’association de la Culture à la renaissance nationale (Allemagne) ou à des manifestations identitaires (Alsace-Lorraine) a pu donner une connotation péjorative aux tentatives de renaissance culturelle. Mais, quand une nation n’a pas d’arme nucléaire et n’appartient pas au club de Davos, il lui faut se manifester « autrement » : c’est le sens des rencontres celtiques, c’est le sens des sommets culturels nousantariens malayo-indonésiens, c’est la « quête culturelle » de l’île de Taiwan, qui, depuis soixante ans, se construit une identité culturelle pour se différencier de la Chine continentale[17].

Le développement de Madagascar passe inévitablement par le progrès des Malgaches. Diogène cherchait des hommes, Madagascar ne peut se passer de ses ressources humaines. Le développement ne peut s’entendre d’un seul point de vue quantitatif, ramené à des colonnes de statistiques. Le gouvernement malgache, à travers le MAP (Plan d’Action Madagascar 2007-2012) détaille les objectifs et les projets pour « promouvoir l’identité, la solidarité et la fierté nationales »[18] tandis que le Ministère de la Culture parle de « raffermir l’identité culturelle malagasy »[19].

Le Livre Blanc 1998 de la Commission de l’Océan Indien, parmi les grands axes des activités de la COI, soulignait « l’affirmation et la valorisation de l’identité indianocéanique ». Cette « identité indianocéanique » est inséparable de la géographie de l’Océan éponyme et interroge successivement les rives du sud-est asiatique, de l’aire swahilie, du sub-continent indien et de la péninsule omanaise et yéménite. Ce sont les mouvements de population – navigateurs arabes établissant une colonie de peuplement à Canton (Chine), migrations indonésiennes en Inde du Sud ou aux Maldives (attestée) et en Afrique orientale (probable)[20] – qui tissèrent des liens historiques, anthropologiques, linguistiques, donc culturels, de part et d’autre de cette « Méditerranée australe ».

Le souci de la « spécificité » concerne également une Organisation aussi multiculturelle, au-delà de l’usage du français en partage, que la Francophonie. Ainsi, à la XXIème Assemblée Générale de l’AIMF (Association Internationale des Maires Francophones), organisée à Casablanca (Maroc) en Octobre 2001 et dont le thème était « Villes, diversités linguistiques et culturelles », Erik Orsenna de l’Académie française avait ouvert les travaux en disant que « à l’heure de la mondialisation, il appartient aux États de préserver la diversité, leur diversité, celle qui caractérise le ou les peuples qui les constituent. Le risque d’hégémonie de quelques puissances sur l’élaboration des normes et des décisions qui engagent l’avenir de la planète n’est plus contestable. Le risque d’assujettissement du local face au global, au mondial, est réel »[21].

UNE QUESTION CULTURELLE : LA DÉMOCRATIE

L’actualité offre l’exemple de l’impassibilité chinoise face à l’effervescence de l’opinion publique occidentale ou de la « démocratie dirigée » de type russe, avec les adoubements successifs de Vladimir Poutine en 2000 et de Dimitri Medvedev en 2008. Au Pakistan, le veuf de l’ancien Premier Ministre Benazir Bhutto hérite à son tour du pouvoir. En Inde, la famille Gandhi constitue une véritable dynastie républicaine. Au Zimbabwe, l’Union Européenne « se félicite » de la signature d’un accord de consensus sur ce que la communauté internationale avait pourtant qualifié de hold-up électoral, motivant l’évocation du problème Robert Mugabe par le Secrétaire Général des Nations-Unies devant le Conseil de Sécurité. Cette démocratie à géométrie variable, ne répondant pas aux normes des vieilles nations parlementaires d’Occident, autoriserait également une « exception culturelle » à Madagascar.

La démocratie, telle qu’elle est inscrite dans les Constitutions malgaches depuis 1959, s’inspire de la pratique française depuis 1958. Les constitutions de la République malgache ont reçu en héritage la « monarchie républicaine »[22] instaurée par le général de Gaulle : domaine de la loi limitativement énuméré, initiative de la loi appartenant également à l’Exécutif, pouvoir référendaire du Président. L’élection au suffrage universel direct est venue accentuer une prépondérance présidentielle et la personnalisation du pouvoir, phénomène qui n’est pas étranger aux Malgaches, depuis la démarche centripète du roi Andrianampoinimerina (1785-1810), la centralisation du Premier Ministre Rainilaiarivony (1864-1895) et les pouvoirs extraordinaires du Gouverneur Général Gallieni (1896-1905).

Le règne d’Andrianampoinimerina (1785-1810), dont l’aura marque toujours la mémoire collective, a laissé le souvenir du détail du processus de décision : les conseillers du roi montaient au Rova avant l’entrevue avec le souverain et se concertaient entre eux. Le Conseil commençait en présence du roi : les principaux orateurs intervenaient et la parole circulait jusqu’à ce qu’un consensus se dégageât. Toutefois, cette conclusion demeurait provisoire puisque la possibilité restait ouverte d’émettre une critique, mais uniquement en présence du roi : Hagamainty, le plus illustre conseiller d’Andrianampoinimerina, a laissé le souvenir de joutes oratoires avec le roi pour lui arracher in extremis la grâce d’un condamné à mort.

Une fois véritablement épuisés les derniers recours de la subtilité oratoire, le souverain tranchait. Le « Antenimiera » (assemblée de la parole consensuelle) allait au bout de la logique de proposition et de critique ; « Manjakatsiroa » (du nom d’un palladium royal), le souverain qui règne sans partage, décrète en dernier ressort après audition de toutes les critiques, remarques et propositions, émises au nom du « teny an-dapa tsy mahadiso » (la parole bénéficie d’immunité en présence du souverain). Le concept même d’opposition est incompréhensible dans pareil système.

Au nom de la spécificité culturelle, l’esprit contextuel de la loi tel que l’entendait justement Montesquieu, la théorie des trois pouvoirs (Exécutif, Législatif, Judiciaire) ou le concept maintes fois démenti de leur équilibre, doit pouvoir laisser la place à une nouvelle réflexion sur un partage fondamental : le gouvernement par l’adoption de lois, d’une part ; le contrôle et la censure, d’autre part. Le prince gouverne et décide tant qu’il reçoit l’assentiment des chefs de la population, juges de sa « bonne gouvernance ». Andrianjafy, souverain d’Ambohimanga, fut déchu par les notables Tsimahafotsy qui portèrent au pouvoir son neveu utérin, le futur Andrianampoinimerina.

Le développement de Madagascar et l’épanouissement de l’homme malgache ne peuvent se faire par un déni d’histoire. Aucune révolution – citoyenne, bolchevique ou maoïste – n’a pu véritablement faire table rase du passé et on ne décrètera pas les mentalités au nom de la « convergence » à des valeurs qu’on dit « universelles ». Un monde sans frontières, s’il permet la libre circulation des biens, des personnes ou des idées, laisse également l’individu et les communautés devant une immensité inconnue où les repères ne sont plus à échelle humaine.

La crise financière, qui a débuté à Wall Street pour se propager aux autres places boursières du « village planétaire », a pu remettre en cause, sinon le système capitaliste, au moins les méthodes de l’ultralibéralisme et la « foi excessive dans les mécanismes du marché ». On assiste à un retour en grâce de l’État, la seule institution en laquelle la confiance demeure unanime. Après avoir refusé de sauver la banque Lehman Brothers, l’État américain, emboîtant le pas au gouvernement britannique et à l’initiative concertée de l’Union Européenne et de la Banque Centrale Européenne, va rentrer dans le capital de plusieurs banques en délicatesse comptable. Cette remise en cause idéologique, contre « l’intégrisme des marchés »[23], était sans doute indispensable pour que le capitalisme échappe à ses « contradictions internes », selon une prophétie ancienne de Karl Marx. Le plus intéressant dans ce revirement est qu’aucun dogme ne doit résister au bon sens.

L’ouverture pragmatique sur le « village planétaire » se fera d’autant plus précautionneusement que la posture de l’exception culturelle, découlant, selon le mot de Raymond Aron, des « particularités d’une constellation historique particulière »[24], évitera le piège de l’uniformisation et du déni d’intérêt national.

___________________ 

BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE

 

OUVRAGES D’INTÉRÊT GÉNÉRAL

 

BINDÉ (J.), éditeur, Les clés du XXIème siècle, Paris, Unesco/Seuil, 2000, 506 p.

DIECKHOFF (A.), La nation dans tous ses États. Les identités nationales en mouvement, Paris, Flammarion, 2000, 339 p.

GELLNER (E.), Nations et nationalismes, Paris, Payot, 1983, 200 p.

HOBSBAWN (E.), Nations et nationalismes depuis 1780, Paris, Gallimard, 1992, 237 p.

HUTCHINSON (J.), SMITH (A. D.), ed., Nationalism, Oxford/New York, Oxford University Press, 1994, 356 p.

MORGENTHAU (H.J.), In defense of the National Interest, New York, Alfred A. Knopf, 1951, 283 p.

STIGLITZ (J.E.), La grande désillusion, Paris, Fayard, 2002, 324 p.

MARTIN (H.-P.) et SCHUMANN (H.), Le piège de la mondialisation, Paris, Actes Sud, 1997, 324 p.

ZIEGLER (J.), Les nouveaux maîtres du monde et ceux qui leur résistent, Paris, Fayard, 2002, 361 p.

 

PUBLICATIONS RELATIVES À MADAGASCAR

 

ALLIBERT (Cl.), VÉRIN (P.), Linguistique, archéologie et l’exploration du passé malgache, in Language : a Doorway between Human Cultures. Tributes to Dr. Otto Chr. Dahl on his Ninetieth Birthday, Dahl (Oyvind), editor, Oslo, Novus Forlag, 1993, pp. 29-35

CALLET, Histoire des Rois, en quatre volumes, traduction française du « Tantara ny Andriana » par G.S. Chapus et E. Ratsimba, Académie Malgache, Collection des documents concernant Madagascar et les pays voisins, IV, Antananarivo, 1935-1958

CHAMPION (B.), éditeur, L’étranger intime. Mélanges offerts à Paul Ottino. Madagascar, Tahiti, Insulinde, Monde swahili, Comores, Réunion, Université de La Réunion, Océan Indien éditions, 1995, 457 p.

CHAPUS (G.S.) et MONDAIN (G.), Rainilaiarivony : un homme d’État malgache, Paris, éditions Diloutremer, 1955, 402 p., généalogies

DAHL (O.-C.), Migration from Kalimantan to Madagascar, The Institute for Comparative Research in Human Culture, Oslo, 1991, 121 p.

DELIVRÉ (A.), L’Histoire des Rois d’Imerina. Interprétation d’une tradition orale. Paris, Klincksieck, 1974, 290 p., documents, bibliographie, index

EVERS (Sandra) and SPINDLER (Marc), ed., Cultures of Madagascar : Ebb and Flow of Influences, International Institute for Asian Studies, Working Papers n°2, Leiden, 1995, 273 p.

FERRAND (G.), L’origine africaine des Malgaches, Journal Asiatique, mai-juin 1908, pp. 353-500

KENT (R.), Alfred Grandidier et le mythe des fondateurs d’États malgaches d’origine asiatique, Bulletin de Madagascar, juin-juillet 1969, n°277/278, pp. 603-615

RABEARIMANANA (L.), La presse d’opinion à Madagascar de 1947 à 1956 : contribution l’histoire du nationalisme malgache du lendemain de l’insurrection à la veille de la loi-cadre, Antananarivo, Librairie Mixte, 1980, 318 p.

RAISON-JOURDE (Fr.), ed., Les souverains de Madagascar. L’histoire royale et ses résurgences contemporaines, Paris, Karthala, 1983, 476 p.

RAISON-JOURDE (Fr.), Bible et pouvoir à Madagascar au XIXème siècle. Invention d’une identité chrétienne et construction de l’État, Paris, Karthala, 1991, 825 p.

RANDRIAMANDIMBY RAVOAHANGY ANDRIANAVALONA (J.), La V.V.S. = Vy Vato Sakelika (Fer, Pierre, Ramification) : contribution à l’étude sur l’origine du nationalisme malgache, Paris, 1978, 451 p.

VÉRIN (P.), L’origine indonésienne des Malgaches. Indices culturels et archéologiques, Bulletin de Madagascar, décembre 1967, n°259, pp. 947-976

VERIN (P.)., KOTTAK (C. P.) et GORLIN (P.), The glottochronology of Malagasy Speech Communities, Oceanic Linguistics, vol. 8, n°1, 1969, p. 26-83




[1] Olivier (Marcel), Six ans de politique sociale à Madagascar, Paris, Bernard Grasset, 1931, p.6

[2] Rajaonah, Japana sy ny Japanesa, in Ny Mpanolo-Tsaina, vol.III, n°V, jolay 1889 ; vol.IV, n°V, oktobra 1889. Son « disciple », le Pasteur Ravelojaona, reprendra le même thème dans les années 1913, 1914 et 1915.

[3] Mantaux (Christian G.), La première ambassade malgache du XIXè siècle chez le sultan de Zanzibar Mascate, Oman en 1833, Bulletin de Madagascar, n°285, février 1970, pp. 99-130

[4] L’ancienne appelation « malayo-polynésienne » est inexacte car elle n’indique que deux des sous-familles : il y en a en réalité quatre, classées en gros selon l’implantation géographique : au Nord, la sous-famille qui regroupe les langues indigènes de Taïwan, celles des Mariannes, des Carolines (Palau), et des Philippines ; au Sud-Ouest, les langues malaises (y compris le malgache) ; au Sud-Est, les langues mélanesiennes ; à l’Est, la sous-famille polynésienne (Encyclopaedia Universalis, Volume 13, édition 1995, entrée Linguistique, page 843).

[5] Dahl (Otto-Christian), Malgache et Maanjan, Oslo, Egede-Instituttet, 1951 ; Adelaar (Karl Alexander), The Austronesian languages of Asia and Madagascar. A historical perspective, London, Routledge, 2005

[6] Houtman (Frederick de), Spraeck ende woordboeck, inde Maleysche ende Madagaskarsche talen, Amsterdam, 1603

[7] Dahl (Otto-Christian), L’importance de la langue malgache dans la linguistique austronésienne et dans la linguistique générale, in Cultures of Madagascar, Leyde, 1995, pp.39-45

[8] Deschamps (Hubert), Indonésiens et Malgaches, Bulletin de l’Académie Malgache, n.s., t.18, 1935, pp. 59-63 ; Les tâches de l’archéologie à Madagascar, Taloha 1, Annales de la Faculté des Lettres, Université d’Antananarivo, 1965, p.12

[9] Ottino (Paul), Madagascar, les Comores et le sud-ouest de l’Océan Indien, Université de Madagascar, Centre d’Anthropologie culturelle et sociale, décembre 1974, 68 p

[10] Ottino (Paul), L’Océan Indien comme domaine de recherche, L’Homme, Revue française d’anthropologie, juillet-décembre, 1974, XIV (3-4), pp.143-151 ; Domenichini-Ramiaramanana (Bakoly) et Domenichini (Jean-Pierre), La tradition malgache, une source pour l’histoire de l’Océan Indien, Taloha, 1979, 8, pp.57-81 ; Madagascar dans l’Océan Indien avant le XIIIème siècle : présentation de données suggérant des orientations de recherches, Nouvelles du Centre d’Art et d’Archéologie, 1983, 1, pp.5-19

[11] Le syllogisme est ce raisonnement articulé en une proposition majeure, un relais mineur et une conclusion déduite de la majeure après appui sur le relais mineur. Tous les hommes sont mortels, les Malgaches sont des hommes : les Malgaches sont donc mortels.

[12] On appelle « geste », substantif féminin, les « anciens poèmes qui traitent des actions des héros » (Littré).

[13] Chronique de VANF, C’est si simple le dialogue, L’Express de Madagascar, 13 mars 2002

[14] Ce concept de « la fin de l’histoire » a été rendu célèbre par un fonctionnaire américain, Francis Fukuyama, avec son article de 1989 paru dans la revue « National Interest ». La démocratie et les valeurs libérales y étaient célébrées comme l’aboutissement ultime de la longue marche de l’Humanité.

[15] Après la défaite de Napoléon à Waterloo, l’acte final du Congrès de Vienne, 9 juin 1815, réorganise le rapport des forces en Europe au bénéfice de la Prusse, de l’Autriche et de la Russie. Les possessions britanniques d’Outre-Mer sont confortées aux dépens de la France et des Pays-Bas.

[16] Fichte (Johann Gottlieb), Discours à la nation allemande, Paris, éditions Aubier Montaigne, 7ème discours, p.157

[17] Godement (François), Taipei et les Européens, Politique internationale, été 1996, n°72, p. 31

[18] MAP, Engagement 8, Défi 3

[19] Publi-reportage, « Jeunesse, Sports, Culture : en pôle-position dans la réforme de l’éducation », L’Express de Madagascar, 15 septembre 2008, p.2

[20] Ottino (Paul), Le Moyen-âge de l’Océan Indien et le peuplement de Madagascar, Annuaire des Pays de l’Océan Indien, 1, 1974, pp. 197-217 ; Le Moyen-âge de l’Océan Indien et les composantes du peuplement de Madagascar, ASEMI, VII, 2-3, 1976, pp. 3-8

[21] http://www.aimf.asso.fr

[22] Duverger (Maurice), La monarchie républicaine, Laffont, 1974

[23] Soros (George), La crise du capitalisme mondial : l’intégrisme des marchés, Plon, 1998

[24] Aron (Raymond), Démocratie et totalitarisme, Gallimard, 1965, p.54

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :