Les menaces d’insécurité au développement de Madagascar

Article fourni par le Think Tank Diogène
 
 
Auteur : Didier Gérard PAZA
Officier de Gendarmerie

 

Il est admis par hypothèse que Madagascar ne connaîtra jamais une agression militaire classique, aussi de nouveaux modes opératoires de gens mal intentionnés risquent de perturber la sécurité et l’intégrité de notre territoire, ce qui sûrement va entraver sa marche vers le développement.

Madagascar connaîtra cette année un nouveau concept de défense et de sécurité, axé essentiellement sur la sécurité intérieure, pour mieux asseoir la quiétude de ses concitoyens à se concentrer sur le développement du pays au quotidien et pour que ses richesses naturelles et halieutiques ne soient  pas volées ou  pillées par des pirates.

Aussi, ses forces de sécurité doivent s’adapter et s’armer pour lutter contre ces nouvelles formes d’agression, qui ne sont pas aussi palpables que  le phénomène « dahalo », mais donc l’impact négatif  étouffe notre  économie et nous empêche de décoller vers un développement  meilleur.

La violence change de nature. Nous vivons dans une situation de crise, profonde, générale et sûrement durable. De nouvelles actions risquent de compromettre la sécurité et l’intégrité du territoire ou de  perturber la vie de notre nation. Sans parler de la fracture sociale liée à la dégradation du système global et de pertes de l’essentiel des  valeurs culturelles malgaches, la première menace est la drogue qui est, en grande partie, une conséquence de la misère sociale. C’est dans les grandes villes qu’on trouve les principaux centres de trafic et de consommation qui entraînent la délinquance, la constitution des réseaux de revendeurs, la prostitution, les trafiquants.

La seconde menace est la circulation des armes à feu de petit calibre ou des armes de guerre. Le monde est surarmé, donc des bandes ou organisations  criminelles le sont aussi.

Le kidnapping est le troisième type de menace : « arme des pauvres », il permet, avec des moyens modestes, d’avoir l’efficacité maximale de gain.

 Ces menaces que nous venons d’énumérer ne sont pas nouvelles mais étaient toujours présentes mais elles se transforment et deviennent plus visibles, car l’environnement global permet et favorise leurs expressions. Par ailleurs, comme on ne peut cloisonner le monde, ces menaces sont d’ampleur planétaire. On ne peut les gérer dans un cadre national étroit .Il convient d’envisager des réponses internationales ou régionales.

Dans cet article, seule la drogue sera abordée.

La drogue : quand l’anarchie s’installe en silence

La consommation de cannabis a largement augmenté ces dernières années. Ceci est fait mais comme dans tout constat, il y a là un rapport de cause à effet. Connaître les causes de cette dépravation de la situation à Madagascar s’avère nécessaire. Mais loin d’être un simple phénomène social, la consommation de drogue est surtout reliée à des facteurs beaucoup plus complexes comme la politique et l’économie.  Tout autour de Madagascar, s’est mis en place tout un système qui  coopère avec le réseau international de drogue. 

De par ce système, le consommateur national ne se contentait plus de sa propre dose quotidienne, mais se transforme volontiers en dealer. Des villes côtières sont  réputées non seulement pour la facilité de se procurer des cannabis mais aussi  et surtout de la qualité du produit. De plus, le réseau s’amplifie et se spécialise de plus en plus. La feuille de cannabis ne suffit plus, la résine et l’huile de cannabis commencent à être produites sur le terrain. Actuellement, elles représentent un marché fort porteur et très lucratif. Les étudiants universitaires sont les premiers vendeurs pour se constituer une enveloppe financière, afin faire face aux dépenses d’achat de fournitures scolaires au début de l’année. [Malgré les saisies et les opérations régulières, le phénomène ne cesse pas de s’amplifier et de gagner de plus en plus le secteur de l’éducation. Ces dernières années, la résine se fabrique aussi à Madagascar. Il n’est pas possible d’en estimer le volume, mais en plein Tanà, des trafics se trament dans les quartiers populeux comme les 67ha, Antohomadinika et Isotry. Ici, les gains sont mille fois supérieurs à la vente d’herbe de cannabis]. La Gazette de la Grande Ile du 11 mars 2006.

Pour dire l’ampleur que commence à prendre le trafic dans l’île, des faits divers sur le cannabis remplissent les pages des journaux (100kg de cannabis saisis à Vohémar, 02 kilos à Antsiranana ; 20 kg à la porte de la capitale, etc.).

A côté de ce réseau d’écoulement de cannabis, se trouvent aussi les drogues fortes qui sont plus réservées à une clientèle sélective, dû au coût du simple cachet, d’autant plus qu’elles ne sont pas fabriquées à Madagascar.

Le plus alarmant, c’est l’augmentation sans cesse du marché de cannabis et conséquemment leurs consommateurs :  80% sont des jeunes et ils le prennent surtout en fumant.

Et c’est là que se corse la poursuite judiciaire, car il devient très difficile de surprendre les fumeurs de cannabis, sans parler de la défaillance de l’appareil judiciaire ou de l’inadéquation des textes existants. Ces derniers temps, les prisons sont surbookées si bien qu’un consommateur, pris en flagrant délit de possession de cannabis et qui méritait d’être jugé pour son délit selon la loi, « risquait d’être oublié » car sa condamnation est très faible et que d’autres dossiers plus importants méritent de bénéficier d’une attention particulière.

La loi malgache aussi poursuit uniquement les délits « visibles » ou « connus ».Les agents verbalisateurs surprennent surtout ceux qui effectuent la collecte des produits dans la brousse tandis que les receleurs restent impunis. Cette situation  législative à Madagascar constitue un atout pour les trafiquants et favorise la prolifération du trafic de drogue, orchestrée par des trafiquants des autres îles pour bénéficier au maximum de la justice malgache. De plus en plus de personnes ont tendance à se tourner vers Madagascar pour échapper à une poursuite de leur pays d’origine et se font l’idée de profiter d’une certaine liberté d’action, tant les poursuites judiciaires, estiment-ils, sont absentes ou gérables à différents niveaux.

La drogue : quand tous les acteurs sont amorphes !

Devant autant de constatations, la drogue, un fléau pour la société, mine l’économie du pays. Des organisations ont été mises en place, entre autres des institutions politiques et des entités privées pour éradiquer la consommation de drogue, mais semble-t-il, les efforts sont mal coordonnés, et les résultats se font attendre.

Établir une politique ou un plan d’action est le lot quotidien d’un pays qui est en train de se construire comme Madagascar, pourtant ces politiques ou projets restent au stade de mise en place et n’obtiennent pas toujours l’adhésion des concernés . Est-ce le manque de communication ou le projet en lui-même qui n’est pas fédérateur.

En octobre 2003, la commission interministérielle de coordination de la lutte contre la drogue dressait un bilan de la situation de la drogue à Madagascar. Ce rapport voulait alerter les différents responsables du pays quant à la situation très alarmante, mais jusqu’à présent, rien de vraiment concret n’a été pris, alors que la demande en cannabis va crescendo, sans occulter les jeunes qui se tournent de plus en plus vers la consommation de drogues fortes.

Il est regrettable de constater que la lutte contre la drogue est un vain mot sur le papier  et sera loin d’être traduite en véritables actions qui pourraient faire reculer le trafic. Peut-on faire la comparaison entre la lutte contre le sida et celle contre la drogue ? Est-ce à dire que cette politique est loin d’être la préoccupation des gouvernants qui se sont succédé de 1960 à 2006 ?

Quoi qu’il en soit, aucune réponse concrète n’a été émise mais la seule politique qui prévaut actuellement à Madagascar reste la politique de l’autruche. La plupart des gens voient l’évolution de la consommation de la drogue mais se voilent la face en faisant mine d’ignorer ce fléau. Or en agissant ainsi, le cannabis et autres produits psychotropes gagnent du terrain. Les réseaux se ramifient  de plus en plus et sûrement des paysans vont se positionner sur ce créneau très porteur.

Améliorer le système judiciaire, œuvrer pour une répression sévère envers les fauteurs, rédiger de nouveaux textes de loi ou décrets, actualiser le Code pénal et les procédures sont autant d’actions qui devraient être entreprises mais dont personne semble se soucier. Certes, le taux de prévalence de la drogue est encore relativement faible en comparaison avec des pays comme les États-Unis et le Moyen-Orient ; toutefois, le danger est bien là, imminent. Sans réaction immédiate, il serait trop tard pour récupérer la société malgache, d’ici quelques années.

Que faire pour lutter contre ce fléau ?

La loi joue un rôle majeur dans la lutte contre la drogue.

Ayant ratifié les Conventions internationales relatives à la drogue, Madagascar se doit de disposer d’un cadre juridique adéquat pour pouvoir agir contre ce fléau. La loi n° 97-039 du 04 novembre 1997 est la plus importante, car elle se rapporte à la circulation et à la consommation de toute substance. Selon les textes existants, la consommation est entièrement prohibée et est répréhensible selon ce qui a été établi dans le code pénal malgache. La sanction peut aller à des peines allant aux travaux forcés à perpétuité, comme il a été stipulé dans les articles 87 et 98. Cette loi qui est la dernière à être sortie comporte aussi des paragraphes relatifs à la circulation des produits en territoire malgache en provenance ou en partance de Madagascar. Aussi, il faut dire que la loi malgache comporte tous les volets nécessaires pour réprimer les fauteurs.

Pourtant, le constat demeure tout autre et montre une grande défaillance. En effet, en application du décret n°92-424 du 03 avril 1992 portant réglementation des importations des marchandises en provenance de l’étranger et des exportations de marchandises à destination de l’étranger, de nombreux étrangers se sont déjà retrouvés appréhendés par les forces de l’ordre pour détention de drogue, notamment de cannabis. La France, l’Ile Maurice, les Comores sont autant de destination en partance de Madagascar, seulement, les décrets ne sont guère mis en application, car selon la loi, tout délit commis sur le territoire malgache est jugé à Madagascar. Un fait très rare et qui la plupart du temps provoque des émois auprès de l’opinion publique, car les textes ne sont pas appliqués et aucune peine ne sera  prononcée envers le fauteur.

De l’autre côté, selon toujours la loi n°97-039, l’aspect médical et psychiatrique de la consommation n’a pas été trop soulevé. Jusqu’à aujourd’hui, les effets nocifs sur la santé du consommateur sont des paramètres négligeables dans la loi malgache. Toutefois, et cela peut paraître contradictoire, lorsqu’un jeune est appréhendé pour consommation de cannabis, il sera tout de suite admis dans un établissement spécialisé qui l’aidera à se « réinsérer » au sein de la société. Une sorte de cure de désintoxication. Dans la majorité de ces établissements sanitaires, la drogue est considérée comme une tare de la société dont est victime le consommateur ; aussi son traitement est axé alors sur le plan psychologique et mental et non sur le plan physique.

Un autre paramètre qui démontre la défaillance du système juridique malgache est la consommation de drogue sur son site de travail, qui est un acte réprimandé par la loi n°97-027 du 17 novembre 1994, mais à notre connaissance, très peu d’agents ont été incarcérés pour consommation de substances illicites sur leur lieu de travail.

Le débat est donc ouvert, quant à la place de la loi dans le processus de lutte contre la drogue, car force est de constater que malgré les mesures prises, la consommation augmente. Est-ce un défaut de communication, un manque de conscientisation ou le résultat d’un système mal adapté ? Lisons ce qui suit : « les lois pénalisant la consommation, la détention ou le commerce de la drogue datent d’Andrianampoinimerina… Quelques années plus tard, elles ont été reprises par nos législateurs pour sortir l’ordonnance 60-073 du 28 juillet 1960. Plus tard, le gouvernement malgache trouve que l’importance accordée à la lutte contre la drogue est insuffisante. Le gouvernement a donc sorti un décret n° 98-722 portant sur la création d’une commission interministérielle de coordination de la lutte contre la drogue. Cette commission a pour mission de définir et de coordonner une politique nationale de lutte contre la drogue » (La Gazette de la Grande Ile-12 juillet 2006).

Les textes créateurs, les bases solides et les arguments convaincants n’ont pas suffi à cette commission pour présenter les résultats de ses actions pour éradiquer le fléau, si bien que l’on a prolongé son mandat jusqu’en 2008 pour qu’elle puisse présenter des résolutions pour parer contre les dégâts causés par la drogue, même si ses actions semblent totalement inaperçues.

Ayant adhéré à différentes organisations internationales ou interrégionales, Madagascar comme les autres pays signataires, sont obligés de s’allier pour avoir un champ d’action plus vaste et surtout pour agir vers une éradication totale de la consommation de drogue.

Commission de l’Océan Indien, SADC sont entre autres, autant d’organismes régionaux dont fait partie Madagascar. Or, dans les autres pays qui nous avoisinent, leurs lois sur la drogue sont déjà établies et opérationnelles. Aussi, afin d’œuvrer méthodiquement et plus efficacement, l’établissement d’une politique commune aux îles est un des passages obligatoires pour évoluer ver une nouvelle situation.

En unissant leurs forces, et surtout leur proximité régionale, les îles de l’océan Indien peuvent contribuer à l’endiguement du phénomène, surtout en établissant une politique commune relative à la drogue qui permettra de poursuivre les actions déjà entreprises. Par ricochet, l’État  malgache sera contraint de dépoussiérer son Code pénal pour être au même niveau que ses voisins, condition exigée pour pouvoir mettre en place une politique commune précédée d’abord d’une adoption d’un comportement commun devant la lutte contre la drogue.

Quelles stratégies ?

Un monde sans loi est voué à l’anarchie. Un pays sans liberté est voué à l’échec. Trouver un juste milieu est l’idéal, mais seulement la limite n’en est pas encore bien définie. En effet, actuellement la jeunesse est rebelle et se laisse difficilement soumettre. D’un autre côté, la loi elle-même n’est guère propice à établir un environnement de sécurité car elle n’est pas appliquée à sa juste valeur. Or pour faire évoluer la situation vers le positif, il est important de définir un environnement favorable. Cela signifie accorder une liberté aux jeunes qui leur permettrait de s’épanouir et aussi de s’investir dans la vie de société. Mais il faut aussi que cette jeunesse, de plus en plus encline à consommer de la drogue, sache qu’elle n’est pas à l’abri de poursuite judiciaire et que la consommation de drogue entraîne des conséquences négatives dans l’avenir, que ce soit du point de vue sanitaire ou  du point de vue sociale. Sans une telle prise de conscience, il est impossible de stopper la croissance de la drogue.

Pour rétablir l’ordre dans le pays, il faut que chacun participe à cette lutte contre la drogue ; ce n’est plus l’affaire des gouvernants ou de la Commission interministérielle de lutte contre la drogue mais aussi celle des parents ou des simples éducateurs car c’est un travail de longue haleine qu’il faut mener avec le maximum des acteurs.

Législatif et judiciaire

Le point de départ dans cette lutte est d’établir une loi ou des textes de loi pour mettre en place un cadre juridique sévère et fort pour dissuader les fauteurs de commettre l’irréparable. Certes, la loi n°97-039 édicte les dispositions comme quoi il faut pour réprimer les fauteurs mais ses décrets d’application ne sont guère à la hauteur de l’attente, si bien qu’on est tenté de penser que cette loi était faite pour d’autres objectifs mais non pas pour être appliquée à Madagascar.

Forces de l’ordre

La police et la gendarmerie sont des éléments de contrôle pour exécuter les mesures prises par l’Exécutif. La brigade de stupéfiants gagnerait à avoir une stratégie de lutte et se doit d’abandonner la routine de se contenter du traitement des affaires de drogue qui sont portées à sa connaissance.

Éducatifs, religieux

La sensibilisation et l’éducation restent les meilleurs moyens d’arriver à une prise de conscience et à un changement de comportement.

A l’école primaire comme au lycée et surtout à l’université, il est important de consacrer un temps pour parler de la drogue, un phénomène qui existe bien dans notre pays en mettant surtout en exergue ses effets nocifs à l’être humain.

De plus, la drogue touche toutes les catégories sociales et est présente partout sur le territoire national, c’est pourquoi le système éducatif et religieux prennent une part non négligeable dans la lutte contre la consommation de drogue. La foi et la connaissance jouent un rôle important pour donner une stabilité comportementale et affective aux jeunes afin de les encadrer pour éviter qu’ils tombent dans le piège de la drogue.

Santé

La médecine utilise des drogues pour assouvir la douleur des patients. Mais comme la consommation de drogue détruit le système nerveux des consommateurs, la psychiatrie entre en jeu  pour traiter les malades dans des établissements sanitaires afin que ces malades puissent soigner leur dépendance ainsi que leur santé. Cet aspect médical est très peu pris en compte dans le Code pénal malgache, alors que le médecin tient un double rôle, celui de soignant et de catalyseur car le milieu médical et sanitaire doit venir en assistance à des personnes « droguées ». En outre, toute prise de substance illicite témoigne l’existence  d’un problème mental ou médical qu’il faut savoir prévenir voire soigner pour enfin l’éradiquer.

Société

La société est un des acteurs les plus impliqués et les plus sensibles, en ce qui concerne cette consommation des drogues. Très souvent, la société a tendance à marginaliser les « drogués » qui sont des jeunes  la plupart de temps. Les laisser dans leur «  idiotie »  devient une sorte de sanction pour eux, car cela augmentera l’incompréhension et les frustrations des parties.

L’exécutif

Enfin, l’exécutif doit mettre en place une équipe de professionnels et d’experts en la matière, qui possèdent une certaine connaissance de la situation du pays, ainsi que sur le plan de lutte contre la drogue sans oublier la mise en place d’un plan de communication bien ficelé.

Ces experts représentent l’État et agissent en son nom. La formation de ces professionnels à des techniques de persuasion, à des cours de psychologie ou de psychiatrie, contribuera à l’efficacité des missions à accomplir. Composés en équipe pluridisciplinaire, ils pourront provenir des différents départements issus de ministères concernés pour la lutte contre la drogue. A ces experts étatiques s’ajoutent les ONGs qui sont financés la plupart du temps par des organismes étrangers.

Parallèlement à ces mesures, le territoire doit être quadrillé par des représentations  de ces experts, du fokontany jusqu’aux régions pour observer la culture ou la consommation des drogue. La mission principale de ces experts est la prévention afin de décourager l’initiation, de repousser l’âge des premières consommations, d’encourager et d’aider l’arrêt, de prévenir l’usage nocif et enfin de réduire les conséquences sanitaires et sociales de la consommation.

Madagascar risque de devenir une plaque tournante du trafic de drogue dans l’Océan indien, avec comme corollaire de laisser la destinée du pays aux mains des jeunes drogués si des mesures drastiques  ne sont pas prises à l’échelle nationale.

La lutte contre le trafic et la consommation des stupéfiants devrait franchir un palier plus élevé pour arrêter les dégâts nocifs causés.

Le renforcement de lutte peut être recherché sur trois axes,  à savoir : l’accroissement de l’effectif affecté à la lutte contre le trafic, surtout dans toutes les zones cibles et à risque (i) ; une synergie dans l’action par une meilleure adaptation du dispositif et une coordination de travail des forces (ii), et enfin la généralisation des dotations en équipement de surveillance et d’observation aux services d’investigations confrontés à la criminalité organisée ainsi qu’aux unités territoriales les plus importantes (iii).

Sur le plan stratégique, la création d’une instance consultative placée auprès des ministères aiderait les gouvernants à connaître les réflexions permanentes et prospectives sur les drogues. 

 BIBLIOGRAPHIE

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