Pour un développement bâti sur ce que nous sommes et sur ce que nous savons faire

Article fourni par le Think Tank Diogène

Auteur : Rivo RAKOTONDRASANJY 
Chef d’entreprise

 

 

 

Quelle entreprise et quel environnement économique pour le Développement de Madagascar ?

Madagascar a fait un bond de 7 places dans le classement de doing business[1] 2009, passant de la 151ème à la 144ème place sur 181 pays. Doit-on s’inquiéter de ce classement qui nous place dans le 4ème et dernier lot des pays où il est risqué de faire des affaires, groupe où nous étions déjà un pensionnaire depuis l’année dernière ? Ou bien faut-il se réjouir ou se féliciter de ce bond qui traduit une amélioration du climat des affaires à Madagascar en général ? Ou encore faut-il pousser l’analyse plus loin et ne pas se suffire à la tentation d’autosatisfaction ? Plutôt regarder la réalité du classement, en tirer les conclusions qui s’imposent pour mieux appréhender l’étendue des tâches qui nous attendent encore pour développer le pays. Faire comme en comptabilité analytique d’entreprise, et admettre qu’un résultat général positif de +100 ne reflète pas toujours une bonne administration, et qu’il est important de décomposer le résultat et dégager les éléments qui le constituent. Dans cet exemple, il y a eu peut être un produit qui a rapporté 1000 et 5 produits qui ont accusé une perte de 900, mais qu’à l’arrivée les actionnaires se félicitent d’un gain de 100, mais une bonne gestion concentre ses efforts dans l’explication des -900 pour obtenir plus de résultats. L’appréciation ne doit pas se limiter à l’efficacité, mais aussi et surtout à l’efficience, c’est-à-dire mesurer le résultat par rapport aux moyens mis en œuvre et pas seulement par rapport aux objectifs.

Un contexte volontariste certes mais qui fait toujours peur.

Si nous prenons le soin de décortiquer les 10 critères retenus pour établir ce classement, nous constatons que nous avons reculé de 4 places, c’est le plus fort recul, en terme de protection des investisseurs, et d’une place sur le critère ‘’obtention de prêts’’. Ces critères reflètent le découragement, et découragent les investisseurs et les opérateurs dans leur démarche d’entreprise. Si la sécurité des investisseurs est capitale pour ses promoteurs dans la protection de leurs intérêts, la difficulté d’obtention de prêts traduit, entre autres, le peu de confiance que les bailleurs de fonds accordent au contexte économique indépendamment du projet lui même. Sur l’exécution des contrats, la stagnation de notre position traduit une certaine incapacité de notre système judiciaire à faire respecter les contrats commerciaux, ce qui n’est pas pour encourager les transactions. Le recul de 3 places au niveau des paiements des impôts soulève par contre bien des questions aussi bien à l’administration qu’aux contribuables. Enfin, nous sommes un bon dernier sur les 181 pays de ce classement depuis l’année dernière sur la fermeture des entreprises, ce qui montre que les règlementations, nos lois, les informations disponibles au public sur les faillites ne sont pas tout simplement à la hauteur de ce qu’elles devraient être.

Concernant les points positifs de ce classement, notons la plus forte progression, 34 places sur le critère « octroi de permis de construire », qui a sans aucun doute beaucoup contribué à notre gain de 7 places dans le classement général. Il traduit notre volonté à aller de l’avant et démontre le côté très pragmatique de notre administration, car la facilitation de l’octroi d’un permis de construire donne un résultat immédiatement visible et tangible. Le bond de 23 places sur le critère « transfert de propriété » corrobore le constat précédent. La nouvelle loi sur la propriété foncière y est pour beaucoup, ce qui apporte une garantie non négligeable aux investisseurs. Les contraintes de la mondialisation et de la globalisation des échanges, nous ont conduits à nous ouvrir et à opter pour les intégrations économiques sans que notre économie ne soit pas tout à fait prête pour la démarche, mais nos structures et notre système d’importation et d’exportation ont subi une refonte dont les résultats nous ont permis un saut de 18 places.

Nous avons réservé les 2 derniers critères de ce classement, à savoir la « création d’entreprise » et « l’embauche des travailleurs », pour la fin, car ils méritent une attention particulière. En effet, ils concernent directement les promoteurs dans leurs activités ou dans leur projet. Madagascar a gagné 7 places dans la création d’entreprises, ce qui traduit la volonté de l’administration à booster le secteur privé en facilitant et en allégeant les procédures de création d’entreprises. Si la durée moyenne de création d’une entreprise dans la région Afrique subsaharienne à laquelle nous appartenons est de 47,8 jours, actuellement il faut seulement 7 jours en moyenne à Madagascar pour créer une entreprise. Nous faisons même mieux que la région OCDE[2] avec ses 13,4 jours. Le coût de la création d’entreprise n’est pas en reste dans cette politique de facilitation, car il est seulement à 11% du revenu par habitant à Madagascar, s’il est à 111,2 % dans la région.

Le critère de « l’embauche des travailleurs » reflète les difficultés que les employeurs rencontrent dans la gestion de leurs ressources humaines. Madagascar a progressé de 4 places ce qui est déjà mieux, même si c’est notre 3ème pire rang après la fermeture des entreprises et l’obtention des prêts. Notre indice de difficulté d’embauche est de 89 tandis que celui de la région est à 39, ce qui soulève pas mal de question, aussi bien à l’adéquation de la compétence et du niveau des travailleurs par rapport aux besoins qui se présentent, qu’aux différentes contraintes liées à l’embauche elle-même. L’indice de la rigidité des règles régissant l’extension des heures de travail ou la passation des accords sur les horaires qui s’élèvent à 60 quand la région en est à 43,5 et l’OCDE à 42,2 montre que nous sommes vraiment en retard sur ce plan. Enfin, les coûts non salariaux associés à l’embauche d’un employé, et les difficultés et les coûts associés au licenciement économique d’un salarié rendent difficile la gestion du personnel dans un contexte où le coût de la main d’œuvre reste encore un argument important dans l’obtention de marché.

Ce classement nous donne une idée du contexte des affaires à Madagascar, même s’il n’a de crédit que celui que l’on accorde à toutes ces nombreuses appréciations synthétiques en général. Dans le quotidien des promoteurs et des chefs d’entreprises, la réalité est tout autre. Nous remarquons également que les critères où nous avons progressé sont les critères qui se trouvent en amont du processus de réalisation du cycle de vie d’une entreprise, tandis que sur les critères qui affectent sa gestion et son quotidien, beaucoup d’efforts restent encore à faire. Mais Madagascar est ambitieux, et cette ambition est justifiée aussi bien par l’abondance de ses ressources naturelles que par la croisée du chemin que connaît l’économie mondiale actuellement car ici, tout est encore à faire, et il y en a pour toutes les bourses d’investisseurs pour peu que l’on sache distinguer le bon grain de l’ivraie. La tâche est tellement énorme que le pays a besoin de toutes les bonnes volontés pour réaliser son développement, et il existe presque autant d’opportunités que de secteurs porteurs.

Une prise de conscience collective face au paradoxe du développement à la malgache.

Le développement économique est un préalable à tout développement, c’est connu et c’est indiscutable. Comment peut-on en effet contribuer à l’amélioration du bien être d’une population, s’il n’y a pas de machine qui créé une richesse que l’on peut distribuer après, pour que cette richesse profite justement au plus grand nombre ? Cette machine qu’est l’économie est alimentée par les entreprises dont la mise en condition optimale pour accomplir leur rôle constitue un réel gage de réussite. Plus encore, comment peut-il y avoir de développement si les citoyens ne contribuent pas eux-mêmes à la création de cette richesse et participer activement à cette construction de valeur ajoutée. Si le rôle de la distribution de la richesse est plutôt du ressort de l’Etat, tout comme la garantie d’un contexte et d’un environnement propices, justes et équitables pour toute initiative de développement, la création de la richesse est par contre du ressort du secteur privé en général. Mais le quotidien de l’Etat et du secteur privé est tellement imbriqué qu’une concertation et un dialogue permanent s’imposent. Ce constat est plus que vrai à Madagascar, étant donné que l’importance et l’énormité de la tâche sont telles que toutes les actions doivent être synchronisées.

Madagascar commençait déjà à s’ouvrir au monde dans la seconde moitié du XIXème siècle, puis après, nous avons connu un peu plus de 60 ans de colonisation avant de prendre le chemin de l’indépendance comme bon nombre de pays africains. Nous admettons que la transition de l’économie d’un pays placée sous l’emprise d’une puissance coloniale, vers celle indépendante, avec tout ce que cela suppose comme difficultés, est une des raisons de nos difficultés actuelles, mais ce n’est certainement pas une excuse. Bon nombre de pays qui ont suivi la même trajectoire que Madagascar connaissent actuellement un tout autre développement, certainement mieux si nous ne citons que le cas de pays comme l’Algérie, le Sénégal, le Brésil et bien d’autres encore. Nous aurions peut être tendance à dire que ces pays possèdent des atouts non négligeables dans leur économie, tel le pétrole, le gaz, mais n’est-ce pas là une attitude qui cherche systématiquement à trouver une raison ou une excuse à notre situation actuelle. Nous ne sommes pas non plus le seul pays que la Banque mondiale ou le Fonds monétaire international, ou encore d’autres organismes onusiens ou tout simplement international ont aidé ou assisté. Mais pourquoi Madagascar se trouve-t-il encore dans cet état de pauvreté chronique avec 45 années d’étroite collaboration avec la Banque mondiale ?

Certes, la mise en place d’un système pérenne et durable nécessite du temps avant qu’il ne produise des résultats probants. Mais de combien de temps faut-il encore avant que nous puissions nous attendre à voir une économie prospère à Madagascar? Si on en juge par les 45 années de présence de la Banque mondiale chez nous, une institution dont la mission principale est de nous assister, conseiller, conduire, aider ou diriger, et les termes ne manquent pas pour qualifier sa collaboration, dans notre développement, et vu la situation où nous nous trouvons actuellement, ce temps doit être supérieur à un demi-siècle. Pourtant cela est il raisonnable ou rationnel, lorsque l’histoire ne nous montre que des contre exemples et ce dans toutes les catégories de pays. Qu’est ce qui manque alors à ce pays ? La réponse à cette question ne peut provenir que des Malgaches eux-mêmes. Est-ce que nous nous sommes déjà posé la question, quel type de développement les Malgaches souhaitent pour leur pays ? Qu’est ce que nous attendons exactement de ces différents partenaires présents dans notre pays, certains depuis déjà plusieurs dizaines d’années ? Quelle éducation pour nos enfants ? En bref, est ce que les Malgaches savent ce qu’ils veulent ? La réponse à cette question est capitale pour la suite et la réussite de toute entreprise de développement à Madagascar, parce qu’au vu de notre situation actuelle, nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous-mêmes, car nous sommes-nous déjà arrêté un temps et nous poser la vraie question avant de continuer notre route ?

Viser les activités qui correspondent au profil des entreprises malgaches.

Avec la mondialisation, beaucoup d’opportunités s’offrent à toutes les entreprises du monde entier. Les entreprises malgaches sont bel et bien présentes dans cette lutte acharnée pour se faire une place dans cette globalisation des échanges. Seulement il est temps que nous visions les opportunités d’affaires qui sont à la portée de nos propres entreprises, vu les moyens limités que sont les leurs financièrement et technologiquement. Vu la faiblesse de notre épargne, nos capitaux propres sont insuffisants pour faire face à l’investissement dans certains secteurs. L’appel aux investisseurs étrangers s’avère alors aussi bien inéluctable qu’indispensable. Mais il faut bien mener la négociation des termes de ces contrats pour que le pays ne soit pas bradé, et faire en sorte que la collaboration soit juste et équitable pour les deux parties. A l’exemple de ces gros contrats dans le secteur minier où les Malgaches sont légitimement en droit de se poser des questions sur le rapport entre ce que l’on gagne, ce que l’on concède et surtout ce que l’on perd dans ces projets ! Il s’agit de mettre en place un système qui permet un vrai débat avant chaque négociation, et de se demander objectivement si ça vaut le coup et le coût. Viser les opportunités à la portée des entreprises et des entrepreneurs malgaches est capital car, pour avoir un développement durable, il faut bien que les entreprises malgaches contribuent de façon prépondérante à cette création de richesse. Savoir ce que nous voulons, ce que nous savons et ce que nous pouvons est une étape préalable à toute conception et mise en place d’une stratégie nationale propre et indépendante pour mettre en orbite nos entreprises et leur permettre d’accéder aux marchés qui leur conviennent.

Bien que la classification des entreprises en PME, TPE ou GE[3]  diffère d’une économie à une autre, à Madagascar il est généralement admis que l’effectif du personnel, l’investissement et le chiffre d’affaires annuel constituent des critères de différenciation. Mais comme ce dernier critère ne reflète pas automatiquement la taille réelle d’une entreprise, tout comme le niveau d’investissement, l’introduction de la notion d’effectif permanent et de la masse bilancielle dans ces critères de classification est communément retenue. Ainsi, pour le cas de Madagascar une étude[4] , menée par le cabinet FTHM Conseils en 2007, délimite les ME, PME et GE respectivement pour les structures de moins de 5 salariés, compris entre 5 et 100 et enfin plus de 100 pour les GE, puis inférieur à 60 millions d’Ariary de total du bilan pour les ME, 60 à 600 millions pour les PME et plus de 1000 millions d’Ariary pour les GE. En 2004, 11,4% des entreprises formelles recensées à Madagascar étaient des PME, et 87,8% étaient des ME. Les GE ne représentaient que 0,8%, ce qui montre la structure du tissu économique malgache. Les PME représentent 29,4% des valeurs ajoutées des entreprises formelles et 31,2% des emplois, ce qui démontre encore une fois le poids des PME dans l’économie.

Les PME et les ME sont présentes dans tous les secteurs d’activités, mais ce sont ceux de la construction et du BTP avec les activités hôtelières et de la restauration qui se présentent comme les secteurs d’activités de prédilection pour les PME, puis le commerce, le transport et les communications pour les ME. Si le secteur de la fabrication est dominé par les GE en terme de création de valeur ajoutée, 98% de leur effectif se trouve chez les PME et les ME. Les PME sont donc présentes dans les secteurs les plus performants tels le commerce, les activités de fabrication et la construction et le BTP. Malgré une culture d’entreprise qui n’est pas suffisamment développé, les chefs d’entreprises arrivent à tirer leur épingle du jeu grâce à un sens commercial développé, mais les lacunes au niveau de la gestion proprement dite seraient à l’origine d’échec de ces entreprises. Les coûts des facteurs constituent le plus important de tous les problèmes rencontrés par les entreprises dans leur gestion, même si l’accès au financement reste aussi très difficile, car 23,78% seulement des PME ont entrepris des démarches pour l’obtention de crédit en 2005 auprès des banques primaires, et seulement 46,7% en ont trouvé satisfaction, ce qui n’est pas étonnant lorsqu’on a constaté que 35% seulement des PME tiennent une comptabilité formelle. Mais si les institutions de micro finance semblent être des outils destinés aux PME, seules 13,4% des PME y ont initié des démarches pour un taux de satisfaction plus intéressant que celui des banques primaires avec 70,4%. Le motif de rejet de leur dossier est l’insuffisance de garantie pour 79,3% des PME.

Le secteur informel nécessite une attention très particulière dans la démarche de développement, car il contribue à répondre aux besoins quotidiens de la population sans que cette participation ne soit identifiée pour pouvoir en améliorer l’impact. L’absence d’étude récente sur ce secteur informel handicape sérieusement l’analyse que nous portons sur l’ensemble des acteurs de notre économie, mais si on se réfère aux études effectuées par le projet Madio en 1995, tous les indicateurs laissent penser que ce secteur est encore bien présent dans notre économie actuellement malgré la précarité de leurs conditions d’exercice. Il s’agit surtout de micro unités et d’auto emploi, bref une main d’œuvre non protégée, mais dont  l’inexistence d’un temps de travail normalisé rend les structures flexibles, donc mieux adaptées à répondre aux besoins d’une population en quête de rapport qualité prix. Le montant total du capital du secteur informel était de 600 milliards de FMG [5]en 1995, estimé à son coût de remplacement, cela démontre l’importance de ce secteur dans l’économie.

Pour prendre en main la destinée de notre développement, une approche très globale des entreprises ainsi que de son environnement, qu’elles évoluent dans le secteur formel ou informel, est indispensable. Que ce soit l’Etat ou le secteur privé, chacun dans son rôle doit concevoir une stratégie concertée pour mettre en place un contexte propice à ce développement. Il est évident que Madagascar n’a pas les moyens de rivaliser avec les grands pays émergent comme la Chine, l’Inde ou le Brésil, mais il s’agit pour nous de nous positionner dans les niches qui correspondent plus à notre taille. Cela nécessite, entre autres, la mise en place d’un système de veille informationnelle qui permettra aux entreprises d’être à l’affût de toutes les informations qui les intéressent, d’une approche non exclusive de toutes les activités économiques pour permettre de les identifier chacune et pour permettre l’optimisation de leur impact. Dans cette approche, il est difficile d’isoler les attributions propres de l’Etat comme celles du secteur privé, par contre dans la structure de notre administration actuelle, il n’est pas évident de mettre …. en évidence la responsabilité et l’initiative des PME à Madagascar. Si nos partenaires du développement, telles la Banque mondiale, le FMI[6]  ainsi que ces différents organismes de développement privés ou onusiens montrent encore leur volonté de nous apporter leur aide, et leur assistance, sans la détermination des Malgaches, de nos institutions, de nos promoteurs et chefs d’entreprises et de notre population, pour définir d’abord ce que nous voulons comme développement pour notre pays, savoir ce que nous apportons en échange de ces aides et contributions, ce que nous ne voulons pas du tout négocier, tout cela restera vain et le développement restera un simple mot d’ordre ou un slogan.


[1] Le Projet Doing Business mesure la réglementation des affaires dans 181 pays et les villes sélectionnées au niveau sous-national et régional.

[2] Organisation de coopération et de développement économique, un forum unique au sein duquel les gouvernements de 30 démocraties de marché œuvrent de concert pour relever les défis économiques, sociaux et de gouvernance liés à la mondialisation,

[3] PME Petites et Moyennes Entreprises, TPE très petites entreprises et GE Grandes Entreprises

[4] Politique nationale de promotion des PME, Partie I, analyse de l’existant, rapport final janvier 2007, 97 pages

[5] Projet Madio, Le secteur informel dans l’agglomération d’Antananarivo, premiers résultas de la phase 2, page 18

[6] Fonds Monétaire International

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